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Comment voter aux élections ?

  1. Rends-toi sur ton mail étudiant et trouve le mail daté du 18/11/2022 dont l'objet commence par "Personnel et confidentiel".
  2. Avec l'identifiant fourni dans ce dernier et de ton numéro étudiant, connecte-toi sur le lien indiqué (neovote) et génère un mot de passe (tu peux choisir de le recevoir par mail ou SMS). En cas de suppression du courriel, tu peux retrouver un nouveau mot de passe à cette adresse.
  3. Tu peux désormais te rendre dans l'espace de vote à l'aide du mot de passe que tu viens de recevoir, où tu auras accès aux différents conseils pour lesquels tu peux voter.
  4. Clique sur la liste Syndicats de luttes et valide ton choix à l'aide du mot de passe (attention, une fois validé, un choix ne peut être modifié).
  5. Tu peux voter pour plusieurs conseils, il faut donc répéter l'opération autant de fois qu'il y a de conseils.

Comment vérifier son inscription sur les listes électorales ?

  1. Va sur elections.univ-pau.fr ;
  2. Si tu es inscrit : tu n’as rien à faire ! Sinon envoie un courriel à elections@univ-pau.fr avant le vendredi 13 novembre 2026.

Notre profession de foi

1Pour une vie étudiante digne
2Pour une université égalitaire et inclusive
3Pour un service public de qualité, une université durable et une diversité culturelle
4Pour une recherche pérenne, diversifiée et indépendante

Depuis plusieurs décennies, l’université et la recherche connaissent un mouvement de néolibéralisation : d’un système académique autonome, on est passé à un système à visée applicative. Cette évolution est marquée par la baisse des financements pérennes des établissements au profit de financements sur projet, un pilotage de la science par les entreprises et les marchés financiers, et l’importation dans le service public de pratiques de management issues du monde de l’entreprise.

En France, cette mutation est le fruit d’une succession de lois – Savary (1984), LRU (2007) et LPR (2021) – visant une « mise au pas », une privatisation et un contrôle des universités françaises. L’objectif est d’imposer une idéologie de l’entrepreneuriat, de soumission au marché et de compétition entre les individus, les laboratoires et les universités, afin de briser la pensée critique et réflexive de l’université. Sous prétexte d'« autonomiser » les universités, l’État se désengage financièrement, les obligeant à trouver d’autres sources de revenus : financements sur projets via l’ANR, contrats avec des industriels, etc. Au prétexte de les « autonomiser », on les rend plus dépendantes d’intérêts privés.

Ce mode de fonctionnement favorise la contractualisation de la fonction publique. Dans de nombreux départements SSH de l’UPPA, les contractuel·les représentent plus de la moitié de l’équipe enseignante ; côté recherche, elles et ils constituent une part importante des effectifs. Les postes titulaires d’enseignement et de recherche se font rares, ce qui entraîne une forte concurrence pour les postes précaires (postdoc, ATER, vacataires, chaires junior, etc.), impliquant des contraintes personnelles (déménagements fréquents) et financières (salaires faibles ou insuffisants). Cette concurrence féroce pour un nombre limité de postes entraîne une détérioration de la santé physique et mentale, du temps de recherche et de la vie personnelle et familiale des chercheur·ses. Elle est aggravée par des attaques politiques contre la science et le discrédit porté sur les sciences. Comment les jeunes chercheur·ses peuvent-ielles travailler de manière rigoureuse si leur survie matérielle et leur avenir incertain les préoccupent ? Comment garantir l’autorégulation par les pairs de la production scientifique si les pouvoirs économiques, politiques et idéologiques interfèrent avec l’agenda de la recherche et ses conclusions ?

Pour nous, le rayonnement de la recherche passe par une recherche de qualité, coopérative, éthique et intègre. Nous voulons une recherche plus humaine, qui respecte la dignité. Il faut réfléchir aux conditions d’un retour à l’autonomie de la science, au service du bien commun et des citoyen·nes. Nous refusons la réduction des financements de la recherche à l’UPPA aux appels à projets liés aux grandes entreprises de l’énergie et de « l'environnement », qui négligent la diversité intellectuelle. Pour mettre fin à la précarité des jeunes chercheur·ses, l’université doit prendre des mesures concrètes pour sortir les doctorant·es et les docteur·es de la précarité.

Pour les doctorant·es

  • Des contrats doctoraux sur fonds ministériels délivrés par l’école doctorale, plutôt qu’un complément de financement par appels à projets, à l’instar d’autres universités.
  • La contractualisation des agent·es temporaires vacataires (vacataires préparant une thèse), avec des niveaux de rémunération conformes au niveau de qualification (bac +5 ou bac +8).
  • L’exonération des frais d’inscription pour tou·te·s les doctorant·es.
  • L’autorisation de droit de la réinscription en doctorat, sans nécessité d’aval du comité de suivi individuel.
  • Des formations méthodologiques et disciplinaires correspondant aux besoins des doctorant·es.
  • La fin de toutes les discriminations frappant les doctorant·es et étudiant·es étranger·es : restauration du droit à la CAF, gel et baisse des frais de scolarité et des tarifs des titres de séjour, et arrêt des mesures préfectorales qui les précarisent.

Pour les docteur·es non titulaires

  • L’ouverture de postes titulaires pour répondre aux besoins d’enseignement et de recherche, et l’arrêt des recrutements de personnels contractuels, avec maintien dans l’emploi public de toutes et tous, dans les meilleures conditions, jusqu’à leur titularisation.
  • La réévaluation des heures de vacation des chargé·es d’enseignement vacataires (vacataires ayant un emploi principal), au niveau de leur qualification ; pour les contrats de type « postdoctorat déguisé » (ingénieur·e de recherche par exemple), la réévaluation des salaires au niveau de la qualification.
  • La mise en place de conditions de dialogue, dans le cadre de la démocratie universitaire, pour tou·te·s, incluant entre autres post-docs, ATER et autres statuts contractuels.
  • La prolongation du « statut postdoctorant » et du salaire associé au-delà des trois ans suivant la thèse : ce statut (introduit par la LPR) et le salaire qui l’accompagne ne concernent les docteur·es que pendant les trois années après la thèse ; s’ensuit un enchaînement de contrats (en ingénieur·e de recherche par exemple) induisant une baisse de salaire.

Pour toutes et tous

  • À court terme, la mise en place de contrats d’ATER en lieu et place des postes LRU, indignes de l’université publique ; à long terme, l’augmentation du nombre de titulaires et la titularisation de tou·te·s les contractuel·les qui le souhaitent.
  • En attendant la titularisation, des garanties collectives pour les agent·es contractuel·les, comme pour tou·te·s les salarié·es, en termes d’évolution salariale, d’indemnités, de carrière et de reconnaissance des qualifications – globalement, les mêmes droits sociaux, à congés et à protection que les titulaires.
  • Une vigilance sur le recours aux vacataires, qui ne doit pas se substituer à des emplois moins précaires.
  • La mise en place d’une procédure transparente de recrutement des ATER et des enseignant·es et chercheur·e·s contractuel·les.
  • Une politique contre les violences sexistes et sexuelles : création d’un service d’accompagnement juridique et psychologique entièrement gratuit, composé de professionnel·les indépendant·es de l’université ; suspension conservatoire des tâches d’encadrement des personnels accusés de harcèlement, le temps de l’enquête et de la procédure ; campagne de sensibilisation massive pour permettre la libération de la parole, et formation obligatoire des personnels et usager·es aux enjeux des VSS.
  • Une vigilance sur la mise en place de conditions de travail dignes : de nombreux contractuel·les et nouvelles personnes recrutées se retrouvent sans poste de travail fixe, sans matériel pour travailler, avec de fortes disparités de traitement entre collègues et entre disciplines.
  • La prévention des risques pour la santé au travail, notamment ceux associés au burn-out.

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